Où irions-nous ? Quelques bourrasques de vent, attendre l'ouragan. Il n'y a rien ici, et je ne suis là pour personne, je répondrais bien aux abonnés absents, mais le monde parle, quel ennui. Le temps file entre nos doigts, ne pas le gâcher c'est comme un projet, un espoir, une fin en soi. Perdre du temps en questions, en suppositions et en regrets, c'est si facile. Vivre tout, maintenant, tout de suite, quelle utopie. Le présent n'existe pas. Seul le présent existe. C'est une question de point de vue. Personne ne sait où le soleil s'enfuit, moi je sais, il est derrière ses yeux. J'ai des frissons qui courent le long de mes nerfs, les connections se font. Le réel voudrait s'effacer, les rêves sont oppressants. Moi je voudrais qu'ils coexistent. Naïf, hein.
Une tempête, un orage artificiel, violent, impétueux, éclate dans mes veines, mon cerveaux divague, mes yeux sont dans le vague, le monde me fait terriblement peur. Cette envie de le redessiner du bout des lèvres. Les mots s'échouent sur le rivage en vagues désordonnées, ça n'a aucun sens, et pourtant. Comme une révélation. Le temps reste le même, qu'importe qu'on se traine. Il faut le rattraper. Je voudrais éteindre toutes les télés, et que tout le monde regarde le ciel. Il recommence à faire froid, ce froid prenant qui passe sous les manteaux et me réveille. Je me sens vivre, à vrai dire, il faudrait partir. Dans un endroit plus sain. Mais où irions-nous ?